XIX Arrondissement - Parigi Controcorrente 2020

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L'arrondissement, situé au nord-est de la ville, est traversé par les canaux de l'Ourcq, de Saint-Denis et par le Bassin de la Villette. On y trouve également le vieux Pont de Crimée, un pont levant construit en 1855 pour répondre aux besoins de la navigation et à l'augmentation du trafic. Il est intéressant d'observer depuis la passerelle piétonne la montée de son corps central, tandis que les piliers latéraux servent de point de repère.
Parmi les points forts de cet arrondissement se trouvent Belleville ainsi que les parcs de la Villette et de la Butte-Chaumont. En face de ce dernier se situe le beau bâtiment de l'hôtel de ville, œuvre de Davioud et Bourdais. De nombreux bâtiments de cet arrondissement présentent une grande variété architecturale.
L'hôpital pour enfants Robert-Debré, par exemple, situé au numéro 48 du boulevard Sérurier et conçu par l'architecte Riboulet, est remarquable de modernité. Celui de l'École des Ingénieurs, avec sa façade en pierres et briques rouges disposées en quinconce, est également extraordinaire.
La variété architecturale s'applique également aux édifices religieux. Ils vont du style néo-paléochrétien de l'église Saint-Jacques-Saint-Christophe du XIXe siècle, située au numéro 6 de la place de Bitche, au style géométrique de Notre-Dame des Buttes-Chaumont située au numéro 80 de la rue de Meaux, construite par Perret en 1960, avec du béton élaboré et sculpté.

Graffiti d’auteur- Et puis il y a le street art, l’art urbain avec ces corps blancs peints sur les murs par Jérôme Mesnager, symboles de lumière et de liberté, avec le saint Georges terrassant le dragon de la rue Bouret, avec les acrobates suspendus aux étoiles de la rue Clavel ou encore avec les personnages se tenant par la main qui dansent dans les rues avoisinantes.

Parmi les nombreux itinéraires propices à la promenade, on trouve celui de la rue Lardennois, une route qui serpente sur une butte où la nature est à l'honneur. Le feuillage des arbres surplombe les petits jardins, le lierre envahit tous les espaces et, du haut de la colline, on bénéficie d'une belle vue sur Paris. Un autre espace vert digne d’intérêt est le jardin partagé de Léon, situé au numéro 18 de la rue Léon-Giraud, qui a la forme d'un gros poisson dont les écailles, la tête et les nageoires correspondent aux différentes parcelles...
Et à propos d'art, il y a le Centre 104 situé au numéro 104 de la rue d'Aubervilliers. Ce magnifique bâtiment de brique, de verre et de fer fut un temps le siège des pompes funèbres de la capitale. Aujourd'hui, c'est un laboratoire de recherche artistique, où sont également organisés des défilés de mode et des expositions.
Une deuxième entrée se trouve au numéro 5 de la rue Curial.
Au numéro 78 de la rue Rébeval se trouvent les bâtiments de l’ancienne usine où était fabriqué les célèbres jouets Meccano. Datant de 1922, il constitue un bel exemple d'architecture industrielle.

Parc de la Villette
211, avenue Jean Jaurès
Métro : Porte de Pantin     

Le parc de la Villette, situé dans une zone qui s'appelait Villa Nova Sancti Lazari en 1198, fut inauguré en 1982. Il a été créé par Bernard Tschumi, qui en a fait un parc culturel offrant un vaste choix d’événements.  En 1858, le baron Haussmann avait choisi ce quartier pour créer un lieu d'abattage du bétail et de commerce de la viande. Dans la zone sud se trouvait le marché et au nord se trouvaient les abattoirs où travaillaient trois mille personnes. Les deux zones étaient séparées par le canal de l'Ourcq. En 1974, l'abattoir fut fermé pour laisser place à sa reconversion qui dura quinze ans.
Certains bâtiments furent rénovés, d'autres ajoutés. Parmi ces derniers, on peut citer la Géode, le Zénith et la Cité de la musique. On y trouve également plusieurs créations, comme ce grand vélo partiellement enseveli avec seulement le guidon et une roue qui émergent du sol. Dans l'ancienne usine où l'on fondait la graisse se trouve aujourd'hui la Maison de la Villette, qui abrite des documents sur l’histoire du quartier et qui propose des animations et des expositions. La Grande Halle de la Villette, construite en 1876, a également été transformée en espace culturel polyvalent pour accueillir des concerts, des expositions, etc.
Grande Halle - Cette construction de verre et d'acier ouverte sur trois côtés était la Grande Halle des Bœufs, un grand abattoir. Elle abrite aujourd'hui le Café de la Villette, dont les tables occupent une surface de plus de 400 mètres carrés.
Sur le parvis se trouve la Fontaine aux Lions de Nubie, une fontaine avec quatre bassins en gradins et quatre lions en fonte sur le bord du bassin supérieur.

Folies et jardins à thème - L'espace situé au numéro 211 de l’avenue Jean-Jaurès abrite une trentaine de folies rouges qui servent de théâtre, de belvédère, de restaurant, d'atelier pour enfants, d'espace musical et de point d'information. Parmi les jardins à thème, on trouve le Jardin des Dragons avec son toboggan, le Jardin des Vents et des Dunes où les enfants peuvent sauter sur des matelas d'eau et entrer dans des grottes, le Jardin des Miroirs qui crée des effets d'optique spéciaux, le Jardin des Équilibres, le Jardin des Frayeurs, le Jardin des Voltiges, le Jardin des Îles et le Jardin des Bambous qui abrite le Cylindre sonore du compositeur Leitner...
 
Cité des Sciences et de l’Industrie
30, avenue Corentin-Cariou
Métro : Porte de la Villette

La Cité occupe un gigantesque bâtiment, construit en 1969, dont le but est de faire découvrir aux tout-petits, aux jeunes ainsi qu’aux adultes bien sûr, la technologie moderne.
Le planétarium présente le ciel sur un écran hémisphérique de 21 mètres de diamètre.
Ouvert en 1986 dans le hall de vente de l'ancien abattoir, c’est un lieu d'exploration active et d'expérimentation. Les sons, la lumière et les images sont utilisés de manière ludique. Chacun peut insérer sa propre image dans un film ou faire parler la Joconde en lui prêtant sa propre voix.
L'exposition permanente de la Cité s'appelle Explora et s'inspire des principes de manipulation et d'expérience, tandis que l'exposition Images permet de participer à un musée virtuel. Plus loin, l'exposition Jeux de lumière s'intéresse à la vision en relief. On peut participer à un débat sur la bioéthique, tandis que l'exposition Innovation passe en revue les découvertes technologiques du XXe siècle. L'exposition Science propose une série de reportages multimédias, tandis que l'exposition Sons met à disposition la parabole à sons et d'autres outils encore plus surréalistes.
À la Cité des Enfants, on peut fabriquer un nuage, rêver sous le Planétarium ou entrer dans le sous-marin l'Argonaute, qui a fait une dizaine de fois le tour du monde...

La Géode – Au numéro 26 de l'avenue Corentin-Cariou se trouve la Géode, un globe argenté de 36 mètres de diamètre formé de deux mille cinq cents tubes d'acier boulonnés soutenant des milliers de triangles d'acier. À l'intérieur, un écran hémisphérique entoure le spectateur, lui donnant l'impression d'être au centre de l'action. La salle de cinéma Louis Lumière, avec ses films en relief, est magique.
En juillet et août, tous les soirs à 22 heures, des projections en plein air sur écran géant sont organisées. Des films culte et des grands classiques y sont projetés. L'immense prairie se transforme ainsi en un immense cinéma gratuit.

Cité de la Musique - Philharmonie de Paris
221, avenue Jean Jaurès
Métro : Aubervilliers-Pantin-Quatre Chemins
      
La Cité de la Musique a été inaugurée en 1995 pour être un lieu d'enseignement, de pratique et de découverte du patrimoine musical français. C'est un espace à l'offre culturelle riche et variée, avec des centaines d'artistes représentant la musique du monde entier. Le Festival Jazz de la Villette fait partie des manifestations les plus connues. La Cité dispose également de médiathèques et d'un centre de documentation.
Au Cabaret Sauvage, des concerts pour tous les goûts sont régulièrement proposés. Mais le cœur de la Cité, c'est sa salle de concert, entourée par la rue Musicale, qui suit un mouvement en spirale. La forme du bâtiment s'inspire du mythe du tyran grec Dionysos, qui faisait travailler ses esclaves au fond d'une grotte souterraine en spirale, d'où même les chuchotements lui parvenaient de manière amplifiée, lui permettant de découvrir d'éventuels complots contre lui.

Quatre siècles de musique sont représentés ici, de la naissance de l'opéra au XVIIe siècle au développement de la symphonie et du concerto, en passant par l'influence du romantisme sur le langage musical au fil du temps.
Le musée abrite également plusieurs anciens instruments de musique, dont un piano à queue de Chopin, un violon Stradivarius et le synthétiseur de Frank Zappa. Parmi les instruments les plus étranges, on trouve une flûte en cristal, une guitare fabriquée à partir d'une carapace de tortue ou encore des bassons russes décorés de têtes de monstres. Il y a aussi une octobasse haute de presque trois mètres et demi, plus adaptée à un géant qu'à un homme de stature normale. Parmi les instruments provenant d'autres pays il y a par exemple des gongs et des xylophones de l’Asie du Sud-Est. Il y a aussi un harmonica de verre qui émet un son divin.
Dans l'auditorium du Conservatoire de musique et de danse, au numéro 209 de l’avenue Jean-Jaurès, des concerts et des spectacles de danse gratuits sont proposés par les étudiants de l'institut.

Le bâtiment situé au numéro 161 de l’avenue Jean Jaurès est l'un des sièges de la Fédération compagnonnique à Paris. Il s'appelait autrefois « la Cayenne », offert par les Compagnons du Devoir, ouvriers et artisans du bâtiment, qui effectuaient le Tour de France. En haut des colonnes de la façade se trouvent les statues de Père Soubise, du roi Salomon et de Maître Jacques, le fondateur des Compagnons du Devoir, ainsi qu’une équerre et un compas.   

Parc de la Butte-du-Chapeau-Rouge - Au sud du parc de la Villette, le long du périphérique et près du métro Pré-Saint-Gervais, se trouve un espace vert conçu par l'architecte Azéma en 1939. Son nom évoque une ancienne taverne. C'est sur cette colline que Jean Jaurès organisait ses manifestations pacifiques. Sur le côté du boulevard de l'Algérie se trouve une fontaine monumentale appelée L'Accueil de Paris ou La Femme au bain, dominée par la statue d’Ève.
Dans ce parc a lieu une manifestation très intéressante, le festival Silhouette. Il se déroule en plein air, entre fin août et début septembre, dure une semaine et présente de nombreux courts métrages de qualité.

Église de Saint-Serge de Radonège
93, rue de Crimée
Métro : Laumière, Ourcq

Le 18 juillet 1924, jour de la fête de Saint Serge de Radonège l'achat d'une église allemande mise sous séquestre fut finalisé au titre des dommages de guerre. Aujourd'hui, sa façade en bois est entièrement peinte, tandis que de part et d'autre du porche se trouve un double escalier, également peint, avec un parapet ajouré. L'intérieur, riche en icônes dorées, a été décoré par le peintre Stelletsky, qui a restitué l'atmosphère et la richesse de l’ancienne Russie. La fresque qui se trouve au plafond illustre la vie des apôtres et du Christ. La petite coupole est peinte en bleu. Des bougies répandent une agréable odeur de cire d'abeille pendant l'office religieux qui est accompagné d'un chœur d'hommes.
Pas loin, au numéro 80 de la rue de l'Ourcq, se trouve l'église Saint-Luc, œuvre de l'architecte Montel avec sa façade de verre et d’aluminium. L'intérieur est également très moderne, high-tech, avec un vitrail jaune, vert et orange construit tout en hauteur qui laisse entrer une belle lumière colorée.  
Un peu plus loin, au deuxième étage de l'immeuble situé au numéro 97 bis de la rue de Crimée, deux magnifiques atlantes semblent travailler sous la base du balcon du troisième étage. Celui de gauche tient un marteau et un burin, celui de droite une truelle.

Rotonde de la Villette
6-8, place Stalingrad
Métro : Jaurès, Stalingrad

Le bâtiment, construit peu avant la Révolution, faisait partie du mur des Fermiers généraux. Il servait de point de contrôle à ceux qui introduisaient dans la ville des marchandises soumises aux taxes. C'est l'une des quatre entrées restantes sur les quarante d'origine et, pour la concevoir, l'architecte Ledoux s'est inspiré de l’architecte italien Palladio. À l'intérieur se trouvaient des salles pour le corps de garde et les entrepôts. En 1791, l’octroi fut supprimé et le bâtiment devint une caserne. Aujourd'hui, la Rotonde accueille un restaurant.
À l'angle de la rue Armand-Carrel et de la rue Bouret se trouve une belle fontaine néoclassique conçue par Pouillon en 1987, appelée fontaine du conservatoire Jacques Ibert. Elle se compose de deux bassins rectangulaires emboîtés l'un dans l'autre, qui recueillent l'eau coulant d'une amphore géante.

Bassin de la Villette
Quais de Loire et de Seine
Métro : Jaurès, Stalingrad

Au début du XIXe siècle, ce bassin avait pour fonction d'alimenter la ville en eau potable. Les gens y venaient se promener sur les rives, faire un tour en barque ou se baigner. Puis, tout au long du XXe siècle, le trafic fluvial a remplacé les loisirs et des entrepôts de marchandises ont été construits sur les berges. Lorsque l'activité commerciale a diminué, les péniches ont été transformées en restaurant et les bateaux ont été mis à disposition pour des croisières. Comme sur les rives de la Seine, « Paris Plage » s’installe pendant les mois d'été. Une partie des anciens entrepôts abritent les cinémas MK2 et d'autres sont devenus des résidences universitaires. Depuis la passerelle qui enjambe le bassin, on peut voir le pont levant de la rue de Crimée s'élever et s'abaisser.
L'architecte Huet a placé un bassin rectangulaire en surplomb du réservoir que l'on peut traverser au milieu d’une véritable fantasmagorie de jeux d'eau. Un peu plus loin, sur la place de la Bataille-de-Stalingrad, le sculpteur Jeanclos a placé la fontaine Éphésienne, composée d'un bassin circulaire en schiste noir avec un édicule en son centre, au sommet duquel se trouve une statue drapée, assise dans une position méditative.        

Quartier de la Mouzaïa
Rue Mouzaïa, rue Miguel-Hidalgo
Métro : Danube

Il s'agit d'un ensemble de petites maisons bordées de jardins, au charme d’antan. Il porte le nom d'un lieu en Algérie et dans le terrain se trouvaient des gisements de gypse. Lorsque les carrières ont été fermées et qu'elles ont servi de dépôt de ferraille, le quartier est devenu un repaire de brigands et de voleurs. Puis des petites maisons y ont été construites avec des jardins pour les ouvriers, séparées par des ruelles aux noms pittoresques. Au printemps, le parfum des lilas, des roses et des chèvrefeuilles est envoûtant.
Pour ceux qui s'intéressent à la toponymie, autour de la place du Rhin-et-Danube, toute proche, se trouve un groupe de rues nommées Liberté, Égalité, Fraternité, Solidarité et Progrès. Rappelons qu'en 1871, les affrontements entre les troupes régulières, surnommées les Versaillais, et les membres de la Commune avaient fait rage dans ce quartier.

La maison du travailleur
2, place du Colonel-Fabien
Métro : Colonel Fabien

Cet imposant bâtiment de six étages, conçu par l'architecte brésilien Oscar Niemeyer en 1965, est le siège du Parti communiste français. Il ressemble à une tente de verre flottant au-dessus du sol, mais vue d'en haut, la structure a la forme d'un marteau et d'une faucille. L'entrée, accessible par un plan incliné, est assez cachée. Le hall d'accueil est en revanche très spacieux et les parois transparentes rendent l'intérieur très lumineux. La coupole blanche, destinée à servir de salle de conférence, est plus récente. De là, une vue exceptionnelle s’ouvre sur le bassin de la Villette.

Messe en langue créole - Au numéro 112 de l'avenue Simon-Bolivar se trouve l'église Saint-Georges de la Villette, gérée par la communauté haïtienne. La messe y est célébrée le dimanche après-midi en langue créole. Les jeunes filles sont vêtues de blanc et les hommes sont en costume. La musique et le chant des femmes rythment la célébration, le tout dans une ambiance chaleureuse. Le prêtre prêche en créole et s'adresse aux fidèles avec beaucoup de ferveur, entrecoupant son message avec des chants. Si vous êtes dans le coin, allez-y, c'est une expérience qui vaut vraiment la peine.

Parc des Buttes-Chaumont
Place Armand Carrel, rue Manin, rue Botzaris
Métro : Botzaris, Buttes-Chaumont

Le parc a été créé par Jean-Charles Alphand en 1867, à l'occasion de l'Exposition universelle. C'est Napoléon III qui avait décidé de transformer cette colline infertile - chaumont vient de mont chauve - où se trouvaient des carrières de pierre dans un parc pour les masses laborieuses de la capitale. Des tonnes de terre ont dû être transportées dans ce lieu autrefois sordide, dont les galeries souterraines étaient devenues des décharges. Mais Alphand a su en faire le « paradis légendaire » dont parle Aragon dans Le Paysan de Paris. Aujourd'hui, le parc s'étend sur 25 hectares, dont deux sont occupés par le lac. Ses faux rochers et ses stalactites artificielles dans les grottes ont nourri les rêves des surréalistes et l'imaginaire des romantiques. Sur le promontoire de 30 mètres de haut se trouve une falaise semblable à celle d’Étretat et un petit temple de la Sibylle, œuvre de Davioud, qui est semblable à celui de Tivoli, près de Rome. Il est décoré de feuilles d'acanthe, de fruits et de têtes de lion. De là-haut, la vue est magnifique.
Contrairement à d'autres parcs parisiens où il est interdit de marcher sur la pelouse, celles de ce parc peuvent être piétinées et l'on peut rouler sur les pentes herbeuses. Pour les enfants, il y a des spectacles de marionnettes et ils peuvent faire un tour en calèche tirée par un âne.
À l'ouest du parc se trouve un magnifique quartier, délimité par les rues Simon-Bolivar, Manin et Mathurin-Moreau. Il s'appelle la Butte Bergère et se compose de maisons basses avec jardin. Au centre se trouve une jolie petite église en stuc.
Rue des Fêtes - Autrefois, la rue des Fêtes était une route de campagne qui reliait les villages de la région. Aujourd'hui, on emprunte cette petite route pour le plaisir de se promener dans un cadre provincial et pittoresque, propice à la flânerie. Les maisons qui la bordent datent des années 1930 et présentent toutes des détails originaux : un toit en terrasse végétalisé, une belle fenêtre, un fronton, une fresque, une mosaïque... Sur la place des Fêtes, où se déroulaient les festivités de Belleville, Marta Pan a installé une fontaine en forme de labyrinthe entourée de marches.

Église Saint-Jean-Baptiste de Belleville
139, rue de Belleville
Métro : Jourdain

L'église dédiée à Saint-Jean-Baptiste date de 1854 et a remplacé l’église précédente qui était devenue trop petite pour accueillir tous les fidèles. On raconte qu'un paroissien s'était hissé sur son âne pour pouvoir entendre les paroles du sermon, mais que l’animal s'était mis à braire. Certains fidèles ont crié : « Faites taire cet âne ! » Le curé, pensant que ces mots lui étaient adressés, rétorqua : « Sortez cet insolent ! » C'est ainsi que, pour éviter d'autres incidents désagréables de ce genre, il fut décidé de hâter le début des travaux de la nouvelle église. C'est l'architecte Lassus qui la construisit, dans un style néogothique.


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