


Musée du Louvre
99, rue de Rivoli
Métro: Palais-Royal, Musée-du-Louvre
Au Moyen-âge il y avait des forêts peuplées de loups là où se trouve aujourd’hui le bâtiment du musée. En effet, le mot Louvre vient du latin lupus et le bâtiment qui porte ce nom était à l’origine une forteresse. Charles V fut le premier à venir y habiter et il y installa une bibliothèque, tandis que François Ier le transforma dans un style Renaissance. Mais c’est Henri IV qui en fit l’une des résidences les plus imposantes et les plus majestueuses de France.


Le portrait de Castiglione a été peint par Raphaël vers 1514 pour permettre à la famille du diplomate d’avoir son visage sous les yeux lors des absences prolongées que nécessitait son travail de diplomate. Le Livre du Courtisan, dont Castiglione est l’auteur, est le résultat de ce travail et constitue un texte qui a circulé dans toutes les cours européennes au XVIe siècle.

Les deux bâtiments latéraux, construits à la demande des frères Pereire pour créer des appartements de luxe et des boutiques chics, abritent aujourd’hui le Louvre des Antiquaires où sont vendus des objets d’art et du mobilier, des collections précieuses et des trésors de tous temps et de tous lieux.

Église Saint-Germain-L’Auxerrois
2, Place du Louvre
Métro : Louvre-Rivoli

À l’intérieur on trouve une belle sculpture en bois de Saint Germain, une sculpture en pierre de Saint Vincent et un beau retable sculpté. Dans la chapelle du Saint Sacrement se trouve une statue polychrome qui représente Sainte Marie l’Egyptienne, dont les cheveux descendent jusqu’aux genoux.
Le banc des marguilliers est merveilleusement sculpté, le buffet d’orgue provient de la Sainte Chapelle et le grand retable flamand du XVIe siècle est constitué d’un triptyque doré représentant la vie de la Vierge. Un autre retable en bois noirci se trouve dans la chapelle du Roi et contient les sculptures de treize scènes bibliques avec 95 personnages vêtus à la mode de l’époque, représentant presque une anthologie du costume flamand.

La sphère de la misère – En France, aux XVe et XVIe siècles, la boule aux rats symbolisait la Terre qui, comme la sphère mordue par les rats, était dévorée par la misère et menacée par les méchants. Sous la gargouille centrale de la façade de l’église il y en a une d’où semblent s’échapper des rats.
Mairie – À côté de l’église, au numéro 4, se trouve la mairie du XIXe siècle, dont la façade est symétrique à celle de l’édifice religieux. Le bâtiment est l’œuvre de l’architecte Hittorff. Entre les deux bâtiments il y a un clocher, œuvre de l’architecte Ballu, qui abrite toujours Marie, l’une des trois cloches qui, dans la nuit de la Saint-Barthélemy, le 24 août 1572, donna le signal du massacre des Huguenots. Les trente-huit cloches que compte aujourd’hui la tour sonnent tous les quarts d’heure et, à certains moments, comme par exemple le mercredi à 13h30, elles jouent une mélodie spéciale pour commémorer ce triste événement.

Dans la rue de l’Arbre-Sec, qui longe l’arrière de l’église, se trouve la fontaine de la Croix-du-Trahoir, haute de trois étages, avec des fenêtres et une balustrade au sommet. Construite en 1775 par Soufflot, elle alimentait autrefois le quartier en eau. Son nom vient du fait qu’il y avait devant elle un gibet où les criminels étaient exécutés en présence d’une croix.
Temple de l’Oratoire du Louvre
4, rue de l’Oratoire
Métro: Louvre-Rivoli

Pendant la Révolution, la chapelle devint le siège d’un club d’insurgés, puis servit d’entrepôt militaire et enfin de dépôt pour les décors de l’Opéra. Dans l’abside se trouve une statue de l’amiral Coligny.
Musée de l’Orangerie
Jardin des Tuileries
Métro: Concorde

Au sous-sol de l’Orangerie, au pied d’un escalier monumental, se trouvent des peintures de Picasso, Derain, Matisse et Laurencin… On y trouve également les vestiges archéologiques de l’enceinte dite « des fossés jaunes » qui entourait les murs de la ville.
Arc de Triomphe du Carrousel
Place du Carrousel
Métro: Palais-Royal-Musée-du-Louvre
Puis, en 1828, un nouveau monument en bronze réalisé par François Joseph Bosio fut installé sur l’arc du Carrousel qui prit le nom de Quadrige de la Paix. Au sommet de l’arc se trouve également une statue représentant le sapeur de l’armée napoléonienne Dominique Gaye-Mariole, un géant de deux mètres qui aurait donné naissance à l’expression « faire le mariole ». Il était fort comme un taureau et, en 1807, alors que l’empereur passait ses troupes en revue, il se présenta devant lui avec un canon d’une trentaine de kilos sous le bras.
Les huit colonnes corinthiennes en granit rose de l’arc proviennent de l’ancien château de Meudon, détruit par un incendie. Les bas-reliefs représentent des événements de la vie de l’Empereur, comme la capitulation d’Ulm, l’entrée à Munich et à Vienne, la paix de Presbourg, la victoire d’Austerlitz et d’autres encore. Les sculptures rendent également hommage aux troupes militaires qui ont participé aux campagnes de Napoléon.

Musée des Arts décoratifs
107, rue de Rivoli
Métro: Palais-Royal-Musée-du-Louvre, Tuileries, Pyramides

Citons encore les chapelets médiévaux, les couronnes royales, les émaux gothiques, les camées, les pierres sculptées, les scarabées et les Néfertiti du Premier Empire, les bijoux de la Belle Époque, les arabesques de l’Art nouveau et de l’Art déco… Parmi les plus beaux objets on trouve une broche en verre réalisée par Lalique pour une femme qui lui était très chère.
Ces dernières décennies, des artistes et des designers se sont amusés à désacraliser les bijoux et ce qu’ils ont représenté au cours des siècles. Parmi ces objets, citons un bracelet en plastique appelé « Spaghetti », créé par Gaetano Pesce, et un étui en or et en plexiglas dans lequel est enchâssé un mégot de cigarette, créé par Armani.

L’aile Marsan, quant à elle, abrite du mobilier et des chaises de créateurs. Il y a la célèbre chaise longue de Charlotte Perriand avec sa structure en acier, des chaises colorées des années 1970 ainsi que d’originales chaises d’enfants… On trouve encore le lit colonne de Matali Crasset de l’an 2000 et la reconstitution de la chambre de Jeanne Lanvin dont le mobilier, les décorations et les boiseries la font revivre dans son contexte. À la fin de la visite, on peut s’installer dans l’un des confortables fauteuils design et suivre les films qui sont projetés.
Le secteur de la Mode et du Textile contient près de vingt mille costumes du XVIIe siècle et d’innombrables accessoires et coupes de tissus de qualité. Plusieurs créations de grands couturiers comme Balmain et Lacroix sont occasionnellement présentées lors d’expositions.

Sur la façade de la maison située à l’angle de la rue Bailleul et de la rue de l’Arbre-Sec, deux lys, symbole de la monarchie, sont gravés au-dessus des lettres majuscules SG. Ces lettres servaient de référence lors des recensements des rues.
Jardin des Tuileries
Métro: Concorde, Palais Royal, Tuileries

Le parc compte près de trois mille arbres dont certains sont rares. Les mûriers blancs, qui bordent la terrasse des Feuillants – nom donné aux membres d’un club composé d’éléments modérés, partisans d’une monarchie constitutionnelle – ont des feuilles de formes différentes même sur une même branche et sont les seuls à subsister sur les vingt mille plantés en 1600 sur ordre d’Henri IV. On s’était alors rendu compte que l’élevage des vers à soie et la production de soie en France coûtaient moins cher que l’achat à l’étranger.


Place de la Concorde
Métro: Concorde

Malheureusement, le passage important des voitures empêche d’apprécier les trésors de la place. Parmi ceux-ci les réverbères, ces lampadaires à colonnes rostrales. Les façades monumentales à arcades des palais qui lui font face sont inspirées de la colonnade du Louvre et ont été conçues par l’architecte Gabriel. Ces dernières années, la place a été le théâtre d’événements et de festivités, notamment à l’occasion de l’élection de Chirac et de Sarkozy, C’est également sur cette place que se termine le défilé annuel du 14 juillet.
Église de Notre-Dame de l’Assomption
4, place Maurice Barrès et 263bis rue Saint-Honoré
Métro: Concorde, Madeleine

La fresque de la coupole représente l’Assomption de la Vierge et a été peinte en 1676 par Lafosse. Les peintures représentant Saint Germain l’Auxerrois et Sainte Geneviève sont remarquables.
Dans la crypte du XVIIe siècle se trouve le restaurant Crypte Polska, géré par la Mission catholique polonaise qui sert du goulasch et des desserts à base de fromage et cannelle, typiques de la cuisine traditionnelle.
Il constitue le plus ancien quartier de la capitale. On y trouve d’importantes institutions culturelles comme le Louvre, des sites historiques importants comme les Tuileries, l’église Saint-Eustache, la Sainte-Chapelle ou la Conciergerie sur l’Île de la Cité et une place extraordinaire comme la place Vendôme. L’arrondissement comprend la partie ouest de l’Île-de-la-Cité, reliée aux deux rives par pas moins de neuf ponts et coupée en deux par le boulevard du Palais, ainsi que le quartier des Halles, dont l’origine remonte au Moyen-âge. Au numéro 48 de la rue de Valois se trouve un bâtiment construit en 1781 par l’architecte Guiraud de Talairac qui, avec ses huit étages, a longtemps été considéré comme le plus haut de Paris. C’est pour cette raison qu’il a été surnommé le gratte-ciel de Louis XVI. L’architecte l’a également doté d’un escalier en colimaçon très original.
Même si aujourd’hui cette activité n’existe plus, le nom du quai de la Mégisserie (nom qui fait référence à l’industrie du cuir) rappelle qu’autrefois il y avait des tanneries et des élevages d’ovins et caprins. Aujourd’hui, le quai qui se trouve entre le pont au Change et le pont Neuf est connu pour ses pépiniéristes. Il est intéressant d’y faire une visite car dès que l’on franchit le seuil, on se retrouve plongé dans un monde exotique qui offre tout ce qu’il faut pour transformer sa maison en forêt tropicale. Pour ceux qui veulent, il est possible de ramener chez soi une plante carnivore ou un Tsillandia capitata aux feuilles rouges et aux fleurs violettes…
Place Vendôme
Métro: Tuileries, Madeleine

En 1806, à l’emplacement de l’ancienne statue équestre de Louis XIV, Napoléon décida de faire installer une colonne inspirée de la colonne Trajane de Rome. Le monument est l’œuvre des architectes Lepère et Gondouin et plus de mille canons provenant du champ de bataille ont été coulés pour le réaliser. Les bas-reliefs sont l’œuvre de Bergeret et représentent l’arrivée de l’empereur à Strasbourg, les batailles de Werigen et d’Elchingen, son entrée à Vienne, sa victoire à Austerlitz, sa rencontre avec les autres empereurs e son retour triomphal à Paris. Au sommet de la colonne se trouve une statue de Napoléon en costume d’empereur romain, avec une couronne de laurier sur la tête, une épée dans la main gauche et un globe terrestre avec la Victoire ailée dans la main droite.

Les balcons des immeubles donnant sur la place sont en fer forgé ciselé et sont très beaux. On peut en observer les détails avec des jumelles.
Au numéro 13 de la place Vendôme, à gauche du ministère de la Justice, on peut voir les centimètres gravés dans le marbre en 1795 pour familiariser les habitants avec le nouveau système de mesure décimal.
Place des Pyramides – En 1802, Bonaparte avait fait ouvrir la rue de Rivoli afin de doter la capitale d’une liaison est – ouest. Parallèlement, il fit ouvrir la rue des Pyramides pour commémorer sa victoire en Égypte le 21 juillet 1798. Le tracé prévoyait la traversée du quartier des Tuileries et comme l’espace était grand, on y créa également une place qui reçut le même nom. Depuis 1874, la place, qui jouxte la précédente à l’ouest, est ornée de la statue en bronze doré de Jeanne d’Arc, devant laquelle se déroule chaque année, le 1er mai, une cérémonie en l’honneur de la Pucelle d’Orléans, qui incarne aujourd’hui l’identité nationale.
Marché St. Honoré
Métro: Pyramides

Au numéro 1 de la rue Gomboust, la rue qui borde la place du marché au nord, se trouve une coquille dorée qui se détache sur un fond rouge foncé. C’était un repère pour les pèlerins qui se rendaient à Rome ou à Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle signifiait qu’il y avait à cet endroit une auberge où ils pouvaient s’arrêter pour la nuit.
Église de Saint-Roch
296 rue Saint-Honoré
Métro: Tuileries, Pyramides

Devant l’atrium, au numéro 296 de la rue Saint-Honoré, se trouve un vestige du passé, à savoir un décrottoir.
Palais Royal
Place du Palais Royal
Métro : Palais Royal- Musée du Louvre

En 1692, le roi le donna à la famille d’Orléans. En 1780, Philippe IV d’Orléans, futur Philippe Égalité, fit construire dans le jardin des bâtiments à louer pour rembourser ses propres dettes. Des commerces et même des activités illégales s’y sont installées, profitant de l’impossibilité pour la police d’y entrer.

Plus tard, des salons littéraires se sont ouverts, fréquentés par Lamartine et Sainte-Beuve, mais on y trouvait toujours les prostituées et les tripots décrits par Balzac. Plus tard, le palais devint propriété de l’État et abrite aujourd’hui le Conseil d’État, le Conseil constitutionnel et le Ministère de la culture.
Outre le restaurant du Palais Royal, dont les tables sont à l’extérieur, le restaurant du Grand Véfour et le Café de l’Époque, qui a conservé ses miroirs et ses lustres des années trente, on y trouve des antiquaires et des marchands de tableaux.
Jardins du Palais-Royal
6, Rue de Montpensier
Métro : Palais Royal-Musée du Louvre


Place du Palais Royal
Métro : Palais Royal-Musée du Louvre


Canon du Palais-Royal
Jardins du Palais-Royal
Métro: Louvre-Palais Royal

À cette époque, le palais, légué au roi par Richelieu, était un lieu de prostitution et de jeu de hasard, où la police ne pouvait pas entrer. Et l’abbé Delisle, qui avait à redire sur les mœurs dissolues à l’intérieur du palais, mais rien à redire sur la précision du mécanisme, écrivit : “… Si l’on y dérègle ses mœurs / Du moins l’on y règle sa montre.”
Le petit canon a fonctionné jusqu’en 1998, année où il a été volé. Celui d’aujourd’hui, fixé à un pilier, est une copie qui ne se déclenche plus.
Musée de la Comédie-Française
Place Colette Métro: Palais-Royal-Musée du Louvre


Dans la rue Molière, toute proche, une fontaine du XIXe siècle rend hommage au grand acteur. Construite par Visconti, elle abrite dans une alcôve une grande statue en bronze du dramaturge dans une attitude méditative. De chaque côté se trouvent les allégories de la Comédie sérieuse et de la Comédie légère qui tiennent des rouleaux où figure la liste des œuvres de Molière. Ce monument commémoratif a été le premier à être dédié à quelqu’un qui ne fut par roi.
La Galerie Dorée de la Banque de France
3, Rue de la Vrillière
Métro: Palais-Royal-Musée du Louvre

Dans la première moitié du XVIIe siècle, il était de bon ton pour les riches aristocrates de posséder une galerie où ils pouvaient exposer leurs collections de tableaux et d’œuvres d’art. La Vrillière, ministre de Louis XIII, qui avait demandé à l’architecte Mansart de lui construire un palais, en fit autant. Pour sa galerie, il s’inspira de la Farnèse à Rome et confia la décoration à François Terrier. Le plafond représentait le ciel, avec une allégorie du soleil et des quatre éléments, et sur les murs sont exposés des tableaux de Le Guerchin, Guido Reni, Pierre de Cortone, Maratta et Poussin. Lorsque l’hôtel passa aux mains du comte de Toulouse, Robert de Cotte recouvrit les parois d’une doublure dorée, d’après l’esprit baroque, ce qui valut à la galerie le nom de « Galerie Dorée ».
Puis, pendant la Révolution, le bâtiment devint le siège de l’Imprimerie nationale et dans la galerie se trouvait l’entrepôt de papier. Les tableaux ont été dispersés dans divers musées et le drapeau tricolore a été placé dans les espaces vacants.
Depuis 1811, le bâtiment abrite la Banque de France et, lors de la rénovation, la galerie a repris les couleurs vert et or qu’elle arbore encore aujourd’hui. Ce n’est pas un musée, mais un lieu où se tiennent les réunions de la banque. Il peut être visité le samedi matin en groupe, sur réservation.

Bourse de Commerce
Rue de Viarmes
Métro: Châtelet ou Louvre

Baromètre anéroïde – On trouve dans la ville divers instruments de mesure, notamment des échelles qui mesurent le niveau de l’eau et des mètres. Sous la coupole de la Bourse se trouve un baromètre anéroïde. Il s’agit d’un baromètre en métal avec à l’intérieur un cadre représentant une couronne de laurier ornée de fleurs et de fruits. Le baromètre date de 1889 et a la particularité de pouvoir être lu dans les deux sens.
Colonne astrologique
Rue de Viarmes
Métro: Châtelet ou Louvre

Cadran solaire – Sur une façade intérieure du palais Dupin, au numéro 68 de la rue Jean-Jacques Rousseau toute proche, se trouve un cadran solaire avec les chiffres disposés sur une scène avec un rideau de part et d’autre. Le philosophe Rousseau, secrétaire du propriétaire de l’immeuble, venait y travailler. Aurait-t-il consulté ce cadran solaire ?
Art contemporain à l’Aftersquat
59, rue de Rivoli
Métro: Châtelet


Vestiges du passé – Avant l’arrivée de l’électricité, les numéros de maison étaient marqués sur des vitres bleues derrière lesquelles se trouvait une petite flamme de gaz, ce qui permettait de les voir aussi de nuit. Un robinet placé en-dessous permettait de régler la puissance. Aujourd’hui bien sûr que ces lumières ne fonctionnent plus mais on peut encore les voir sur les façades des maisons des quartiers centraux. Au numéro 70 de la rue Rivoli, il y en a une dont la forme est différente. Normalement, les vitres sont triangulaires, mais celle-ci est carrée, adossée au mur et unique en son genre.
Musée du Barreau
25 rue du Jour
Métro: Les Halles


À côté du musée, au numéro 9 de la rue du Jour, se trouve la mercerie La Droguerie, qui constitue un point de référence important pour ceux qui souhaitent personnaliser un vêtement avec un ornement original. On y trouve des milliers de boutons et de perles, des kilomètres de rubans et des myriades de pelotes de laine et de coton ainsi que des bobines de fil de couleur…
Église Saint-Eustache
2, rue du Jour
Métro: Les Halles

En 1532, sous François Ier, une église de style Renaissance fut construite avec une nef très haute. En 1667, Colbert fit ajouter deux chapelles et quatre-vingts ans plus tard, le duc de Chartres posa la première pierre du portail de Mansart, encore inachevé. Sous la Révolution, l’église fut transformée en temple de l’Agriculture.

Molière, Richelieu et Madame de Pompadour furent baptisés dans cette église. Le futur roi Louis XIV y fit sa première communion et les funérailles de La Fontaine y furent célébrées. L’église est connue pour son grand orgue et son acoustique parfaite, raison pour laquelle des concerts y sont fréquemment organisés.



Jardin Nelson Mandela
Halles
Métro ou RER: Châtelet-Les-Halles

Sur le mur de la maison voisine, au numéro 31 de la rue du Pont Neuf, se trouve un buste de Molière et une plaque indiquant que le dramaturge est né dans une maison située à cet endroit. En fait il n’en est rien puisque Molière est né dans un immeuble situé à l’angle de la rue Saint-Honoré et de la rue Sauval. C’est le brocanteur Alexandre Lenoir qui fit poser le buste et la plaque en 1796, peut-être pour se faire un peu de publicité.

Forum des Halles
1, rue Pierre Lescot
Métro : Les Halles

À l’aube, les noctambules prenaient un croissant et un café dans les bistrots, à côté des bouchers et des déchargeurs qui prenaient une entrecôte et un verre de vin ou d’eau-de-vie dilué avec de l’eau fortement poivrée. À 8h le marché fermait ses portes et les vagabonds se jetaient sur les fruits et légumes restants. Pour construire la nouvelle structure en béton des Halles, les pavillons Baltard, chef-d’œuvre de l’architecture métallique du XIXe siècle, ont malheureusement été détruits.


À l’angle de la place Marguerite de Navarre, toute proche, et du passage des Lingères se trouve un complexe immobilier doté d’une énorme façade en miroir, avec des dalles sur différents étages.
Forum des Images
2, Rue du Cinéma
Métro: Les Halles, Châtelet

Rue Montorgueil
Métro : Les Halles ou Sentier


Au numéro 51 se trouve un bas-relief avec des symboles maçonniques, un globe terrestre entouré des symboles des Arts et des Lettres, ainsi qu’une règle, une équerre et un compas.
Au numéro 38 se trouve l’Escargot, ouvert en 1832, avec sa façade en bois et son enseigne en forme d’escargot, toutes deux originales de l’époque. L’entrée est ornée d’un beau plafond peint provenant du palais de Sarah Bernhardt.

Au numéro 10 de la rue de Tiquetonne, toute proche, l’enseigne de l’Arbre à Liège orne le premier étage d’un immeuble du XVIe siècle.
Place du Bellay
Place Joachim-du-Bellay
Métro: Châtelet, Les Halles


Le cimetière a été fermé à la fin du XIXe siècle et une partie des os et des crânes a été transférée dans les Catacombes. Le nouvel espace a été transformé en une place bordée d’arbres et un marché y a lieu.
Fontaine des Innocents – Cette fontaine a été construite en 1549 d’après un projet de Pierre Lescot, sur le terrain du cimetière et adossée au mur de l’église des innocents. De style Renaissance, elle est décorée de nymphes et de naïades. À la fermeture du cimetière, la fontaine a été déplacée dans le jardin public et placée sur un piédestal composé de six bassins disposés en escalier.
Place du Châtelet
Métro: Châtelet


Lorsque Haussmann décida d’agrandir la place, il fit mettre la fontaine de vingt-quatre tonnes sur des rails pour la déplacer d’une douzaine de mètre afin qu’elle continue à être au centre de celle-ci.
Théâtre du Châtelet
1, place du Châtelet
Métro: Châtelet

À une certaine période, dans une grande salle près de l’entrée du bâtiment se trouvait la morgue, où l’on mettait les cadavres repêchés dans la Seine pour les identifier, une quinzaine par jour en moyenne. Lors de ses séjours à Paris, Dickens s’y rendait régulièrement et décrivait ces pauvres cadavres dans ses carnets de voyage.
Quai de l’Horloge
Métro: Châtelet

Devant les numéros 3 et 7 du quai de l’Horloge se trouvent trois lampadaires avec une barre, autre vestige du passé. À l’époque où l’entretien des lampadaires à gaz était confié aux allumeurs de réverbères, ceux-ci prenaient une échelle qu’ils appuyaient sur la barre horizontale pour y monter et effectuer le travail. Jusqu’en 1950, il était courant de voir ces hommes passer dans les rues de Paris, vêtus d’un tablier et munis d’une longue perche, pour allumer et éteindre les lampadaires à gaz situés à vingt-cinq mètres les uns des autres. À la base des lampadaires du Pont Neuf se trouvent des « coffrets » en fonte contenant le robinet du gaz qui permettait de couper l’alimentation en cas de travaux. Les portes sont ornées de magnifiques bas-reliefs.

L’horloge était également dotée de cloches pour indiquer l’heure. À gauche du cadran se trouve la statue de la Justice, à droite celle de la Loi, et il faut dire que la structure supporte bien les nombreux siécles de vie qu’elle porte sur ses épaules.
Place Dauphine, cœur de Paris
Métro: Pont-Neuf

L’une des raisons pour laquelle la place est agréable est qu’il n’y a pas de voitures, seulement des arbres et des bancs, au milieu desquels les retraités jouent à la pétanque. Et là où se trouvent aujourd’hui les terrains, une fontaine avait été placée en 1803 en l’honneur du général Desaix, vainqueur à Marengo, mais elle fut enlevée par la suite. C’était la première fois que l’on érigeait à Paris un monument qui n’était pas dédié à un roi.

Centre de gravité surfacique – La place Dauphine est aussi le point central de l’agglomération de la capitale.
Square du Vert Galant
Île-de-la-Cité
Métro: Pont-Neuf


Une plaque rappelle que les Templiers de Molay et de Charnay y furent exécutés en 1314.
La Sainte -Chapelle
8, boulevard du Palais
Métro : Cité, Saint-Michel

Il confia les travaux à Pierre de Montreuil, qui acheva l’édifice en 1248, peu avant le départ du souverain pour les croisades. Chef-d’œuvre de l’architecture gothique, la chapelle mesure 20 mètres de haut et comprend deux niveaux : celui inférieur était autrefois dédié au peuple et le supérieur au roi. Les quinze vitraux polychromes retracent de nombreux épisodes de la Bible. La lecture se fait successivement de bas en haut et de droite à gauche.

Aujourd’hui, les reliques sont conservées à Notre-Dame. La chapelle est désacralisée et accueille des concerts et des festivals musicaux. On ne peut pas dire que ce soit un lieu méconnu, il y a la queue pour entrer, mais les vitraux valent le détour…
Conciergerie
2, boulevard du Palais
Métro: Cité


La Conciergerie a cessé d’être une prison pour devenir un monument historique en 1914. Des salles jusque-là inconnues ont récemment été découvertes dans le sous-sol de la tour Bonbec.
Palais de Justice
10, Boulevard du Palais
Métro: Cité

Assister à une audience – Presque toutes les audiences sont publiques, mais il n’est pas facile de suivre le déroulement d’un procès si l’on ne connaît pas les détails de l’affaire. Il est cependant intéressant d’être présent et d’observer comment la justice est rendue. Les personnes intéressées doivent se présenter à l’entrée réservée au public.